17 décembre 2007

Triste sort d'Ajilulis

Hey moy brat, voilà la triste réponse d'Ajilulis à son non moins tourmenté frère Ulandre. Pour cadre de cette première scène, je propose le parvis du pavillon des polonais de l'exposition universelle, dont on dans la maison parentale une photographie précise que je te montrerais à Noël...

AJILULIS

Crois moi mon frère, il faut t'estimer heureux
De sentir ton coeur, en ta poitrine, fièvreux
De voir que ton âme pour une femme s'emballe,
De sentir cette folle passion qu'il exhale.
Aimer, souffrir, ce sont deux synonymes
Dont la confusion fait atteindre les cimes
Convoitées de l'amour plein de justesse et de vrai!
Moi, mon coeur est sec, bien que quotidiennement arrosé
Des milles attentions d'une amante dont la douceur
N'a d'égal que l'indifférence cruelle de mon coeur.
Et chaque jour je la sens qui s'enlise
Dans cet amour vain où mon âme est requise
Mais d'où elle est absente, et dont, à mon grand dam,
Je ne puis moi aussi alimenter la flamme.

ULANDRE

Comment?! cette fameuse Zénobie
Dont l'image hantait tantôt tes nuits...

AJILULIS

...hélas habite mes journées
De sa triste tendresse désapointée.
Je veux, pourtant, l'aimer de tous mes voeux,
Mais elle ne peut malheureusement à mes yeux
Trouver autre statut que celui de compère,
D'amie fidèle, de confidente sincère.
Mais sitôt que je crois être sûr de ne l'aimer plus
Et de voulir reconquérir ma liberté déchue,
Dès lors que je me convainc d'arrêter ces tourments, d'en finir,
Il me semble l'aimer si fort,  à en mourir,
Que je laisse, penaud, durer la situation
Qui, un mois après, troubl à nouveau ma raison.

ULANDRE

Je me plains de ce que l'on ne m'aime plus,
Tu voudrais plus aimer, inverse saugrenu
Qui montre bien que le hasard se joue de nous, frère,
Donnant à chacun un sort pour lui contraire
Qui plairait fort bien, même idéalement,
A son pauvre frère agité de tourments.

Posté par san minto à 12:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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