san minto

10 décembre 2007

Acte I

comment les deux frères devisent de leur sort.

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(oye mon frere, sous une tour eiffel en construction, Ulandre (moi même) se plaint de n'être aimé à la hauteur de ces propres sentiments qui sont pour le moins exacerbés.

Ulandre: Voila comment, mon frère, les choses se profilent
                Avec cette nouvelle fiancée tout juste nubile
                Mais encore pleine d' une assurance désarmante
                Cette jolie me bat et m'envoie mille tourmentes

                Ma volonté était si simple, mon ambition des plus vertueuses
                La protéger être la pour ceuillir à même la muqueuse
                La larme qui point...

               Ou bien se baigner souriant alcoolique
               Dans l'inondation de sa tristesse, récitant bucoliques
               A lui donner des jeux qui la fasse, au pire sourire
               Au mieux rigoler, tendrement, s'endormir

               Lui tendre ma main, bien que fragile
               Lorsque son monde bascule qu'une frêle branche d'artiste
               La hisse de son mieux la fasse danser agile
               Et reprendre le controle d'expériences funestes

               La regarder le soir dormir en carressant son petit pied doux avec ma joue
               Pour qu'un peu de ma substance se glisse dans son échine
               Que les peurs s'échappent de ses rêves , cauchemars angoisse et tout
               De la rose je lui donne les pétales les odeurs et je garde la couronne d'épine

              (il s'embale un peu)

                Fouetter violemment qui lui manque de respect
                Etre un homme quand elle en a besoin!
                La prendre contre mon sein rassurant la caliner
                Etre une femme quand elle en a besoin!

                Mon frère vois où j'en suis;

                J'apprecies ses qualités, j'aime ses faiblesses, et adore ses défauts
                je voudrais défoncer mes souliers à refaire cent fois la route qui nous
                sépare

                (il s'enflamme caremment)

                Lui dire en un mot comme en cent que je l'aime et que ces mots
                S'accrochent à sa mémoire pour que dans le noir, l'isolement le cafard
                Elle brille de cette romance
                Dans les cattaractes, un refuge, un silence...

               

                      

               



               

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17 décembre 2007

Triste sort d'Ajilulis

Hey moy brat, voilà la triste réponse d'Ajilulis à son non moins tourmenté frère Ulandre. Pour cadre de cette première scène, je propose le parvis du pavillon des polonais de l'exposition universelle, dont on dans la maison parentale une photographie précise que je te montrerais à Noël...

AJILULIS

Crois moi mon frère, il faut t'estimer heureux
De sentir ton coeur, en ta poitrine, fièvreux
De voir que ton âme pour une femme s'emballe,
De sentir cette folle passion qu'il exhale.
Aimer, souffrir, ce sont deux synonymes
Dont la confusion fait atteindre les cimes
Convoitées de l'amour plein de justesse et de vrai!
Moi, mon coeur est sec, bien que quotidiennement arrosé
Des milles attentions d'une amante dont la douceur
N'a d'égal que l'indifférence cruelle de mon coeur.
Et chaque jour je la sens qui s'enlise
Dans cet amour vain où mon âme est requise
Mais d'où elle est absente, et dont, à mon grand dam,
Je ne puis moi aussi alimenter la flamme.

ULANDRE

Comment?! cette fameuse Zénobie
Dont l'image hantait tantôt tes nuits...

AJILULIS

...hélas habite mes journées
De sa triste tendresse désapointée.
Je veux, pourtant, l'aimer de tous mes voeux,
Mais elle ne peut malheureusement à mes yeux
Trouver autre statut que celui de compère,
D'amie fidèle, de confidente sincère.
Mais sitôt que je crois être sûr de ne l'aimer plus
Et de voulir reconquérir ma liberté déchue,
Dès lors que je me convainc d'arrêter ces tourments, d'en finir,
Il me semble l'aimer si fort,  à en mourir,
Que je laisse, penaud, durer la situation
Qui, un mois après, troubl à nouveau ma raison.

ULANDRE

Je me plains de ce que l'on ne m'aime plus,
Tu voudrais plus aimer, inverse saugrenu
Qui montre bien que le hasard se joue de nous, frère,
Donnant à chacun un sort pour lui contraire
Qui plairait fort bien, même idéalement,
A son pauvre frère agité de tourments.

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